Pressions sur le sous-bassin[1] 

Les principales agglomérations du sous-bassin de la Senne sont Braine-l’Alleud, Braine-le-Comte, Nivelles, Soignies et Tubize. La vallée du Hain est la plus peuplée avec une densité de population moyenne de 697 habitants/km².

L’occupation du sol renvoie l’image d’un bassin majoritairement dédié aux activités agricoles. Elles induisent des pressions fortes mais diffuses sur l’ensemble du sous-bassin, alors que celles du tourisme sont insignifiantes. Les pressions industrielles, « ponctuelles », sont également importantes, et concentrées dans les zonings où la principale activité polluante est l’industrie chimique. Suivent ensuite les activités des secteurs de la métallurgie, de l’agroalimentaire, du papier et carton et des matériaux minéraux non métalliques.

Les prises d’eau en eaux de surface sont essentiellement liées à l’industrie : la métallurgie est de loin la plus grosse consommatrice, suivie du secteur du papier.

Cet ensemble de pressions se greffe à une altération moyenne à forte de la morphologie des cours d’eau (berges artificialisées, traversée de zones fortement urbanisées, altérations du lit majeur et du lit mineur).

En terme de pressions principales exercées sur les eaux souterraines, deux grandes zones se dessinent :

  • la nappe des sables bruxelliens présente un problème de pollution aux nitrates et pesticides à cause de l’infiltration des polluants à travers le sous-sol très perméable (zone vulnérable au nitrate des Sables du Bruxellien désignée en 1994 avant même l’entrée en vigueur du premier Plan de Gestion durable de l’Azote d’origine agricole)
  • la nappe des calcaires carbonifères est fortement sollicitée par les entreprises des zonings, les carrières et également par le secteur de la distribution publique d’eau potable. Elle fait l’objet d’une attention particulière en terme de gestion quantitative durable.

[1] Sources : Etat des lieux des sous-bassins hydrographiques – Tome 1 Etat des Lieux Sous-bassin de la Senne, MRW-DGRNE 2005.