Le territoire du sous-bassin étant bien urbanisé et marqué par un passé très industrialisé, une grande part du patrimoine naturel actuel est lié à l’activité humaine, notamment aux voies de communication passées et actuelles (anciennes lignes de chemin de fer, canaux). Celles-ci forment des couloirs « verts » entre les différents sites naturels existants, notamment entre les zones boisées dont la majorité sont classées en zone Natura 2000, et les réserves naturelles. Citons par exemple la réserve naturelle domaniale de Ronquières, et celle du tunnel de la Bête Refaite qui sont toutes deux liées à l’exploitation passée du canal Charleroi-Bruxelles. À noter également que l’ancien canal Charleroi-Bruxelles véritable dorsale verte au centre du bassin de la Senne présente un intérêt écologique indéniable, et la meilleure qualité d’eau du bassin de la Senne …

 

Il est intéressant aussi de remarquer que la seule zone de baignade du sous-bassin de la Senne se situe dans un bras de l’ancien canal, la branche de Bellecourt à La Marlette (Seneffe).

 

Et la nature nous réserve des surprises : le faucon pèlerin niche en haut de la tour du plan incliné de Ronquières !

 

Certains anciens sites industriels contribuent à la biodiversité du sous-bassin de la Senne. En effet, ils constituent des écosystèmes particuliers riches et qui bénéficient parfois d’une protection et d’un plan de gestion approprié. Parmi eux, l’ancienne sablière du Clos du Vertbois à Braine-le-Comte et l’ancien trou de carrière de pierre bleue Nocarcentre (Restaumont ou Belle Julie) à Ecaussinnes sont devenus des réserves naturelles domaniales (RND).

 

De plus en plus de communes s’engagent dans des Plans Communaux de Développement Ruraux (PCDR) ainsi que dans des Plans Communaux de Développement de la Nature (PCDN) qui mettent leur attention sur les zones humides de leurs territoires, les cours d’eau et leurs berges (Braine-le-Château, Ecaussinnes, Ittre, Manage, Nivelles, Seneffe).

 

Dans ces dynamiques où le citoyen est invité à s’impliquer aux côtés des gestionnaires et d’associations, la création ou réhabilitation de mares dans les écoles ou dans les communes prend tout son sens pour renforcer le maillage bleu.

 

Désormais, la lutte contre les inondations par la création de zone de rétention s’oriente vers la création de zones d’immersion temporaire permettant de développer un maximum la biodiversité,  afin de contribuer au maillage bleu du bassin.

Le patrimoine naturel est donc bien présent dans le sous-bassin de la Senne mais il est fragile et il convient de le protéger et de l’aider à se développer.