L’histoire de l’ancien canal Bruxelles Charleroi
La création du canal Charleroi-Bruxelles a débuté en 1827, sous la direction de l’ingénieur Jean-Baptiste Vifquain, afin d’acheminer le charbon vers la capitale. Il s’agissait d’un canal à 70 tonnes, ce qui signifie que les péniches de maximum 70 tonnes pouvaient y naviguer. à cette époque, des péniches étaient spécialement conçues pour le transport du charbon et se nommaient « baquets de Charleroi » ou « sabots ». Vous pourrez observer une de ces péniches à quai, le long de l’ancien canal à Seneffe.
A Godarville (Chapelle-lez-Herlaimont), ce canal de 70 tonnes passait dans un tunnel pour traverser la crête de partage entre les bassins de la Meuse et de l’Escaut. Ce tunnel était et est encore appelé « de la Bête Refaite ». Ce nom est celui du lieu au sommet de la butte, où les chevaux des convois « terrestres » s’arrêtaient pour se refaire une santé avant de repartir, avant la création du canal! Le canal fut modernisé à deux reprises : la première pour la mise à gabarit de 300 tonnes, qui nécessita un nouveau tunnel dit « de Godarville ». La seconde en 1968 pour le passage à 1 350 tonnes et qui mit fin à l’utilisation d’une partie du canal à 300 tonnes.
Aujourd’hui, l’ancien canal Charleroi- Bruxelles est composé de vestiges du canal à 300 tonnes et à 70 tonnes par endroit. Un long tronçon relie Seneffe à Ronquières et trois biefs isolés se trouvent à Ittre, le tout atteignant une longueur de près de 15 kilomètres.
