Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophes

Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophes - Photo de Mathis Mauprivez sur Unsplash

Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophes :
comprendre et prévenir les inondations

Chaque 13 octobre, l’ONU nous invite à prendre conscience des risques de catastrophe auxquels nous sommes toutes et tous exposés, et à agir pour mieux s’en prémunir.

Instaurée en 1989, la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe a pour objectif de sensibiliser chacun d’entre nous à une culture du risque et encourager les actions de prévention. Car les catastrophes ne se produisent pas seulement « ailleurs ». Elles nous touchent ici aussi, en Wallonie. Notamment les catastrophes naturelles, accentuées par le changement climatique, comme en témoigne tristement l’été 2021.

Il existe 23 risques naturels identifiés dans notre pays. Les principaux sont : la prolifération des espèces exotiques envahissantes (ou EEE), les feux de forêt qui vont souvent de pair avec les vagues de chaleur (ou canicule) mais également la sécheresse et les inondations qui nous concernent prioritairement en tant que Contrat de rivières avec la mission « Culture du Risque et Résilience du territoire face aux Inondations ».

Savez-vous qu’il existe différents types d’inondations ?

Comprendre les risques, c’est la première étape pour mieux y faire face. Et le risque pour votre habitation n’est pas le même que vous soyez proche d’un cours d’eau, à flanc de colline, en bordure d’un champ … 

  • L’inondation par débordement, la plus connue, arrive quand un cours d’eau sort de son lit mineur pour inonder son lit majeur… dans lequel des habitations, entreprises ou autres enjeux peuvent être implantés.
  • Le ruissellement causé par l’écoulement parfois très rapide des eaux de pluie dans les terrains en pente, peut aussi éroder les sols cultivés et provoquer des coulées boueuses.
  • La remontée de nappe quand d’intenses épisodes pluvieux gorgent nos sols et font remonter l’eau en surface.
  • Le refoulement lorsque nos systèmes d’égouttage et de canalisation arrivent à saturation.

Que faire à son échelle pour réduire les risques ?

En Wallonie, près d’1 personne sur 3 est exposée à une inondation par débordement ou ruissellement (31% de la population est exposé à un aléa d’inondation par débordement ou ruissellement, exposé de Jacques Teller, LEMA ULiège, formation UVCW du 6 avril 2025). Il est donc essentiel d’analyser son environnement pour mieux anticiper les risques auxquels son habitation et ses proches pourraient être confrontés.

Les Contrats de Rivières et le SPW ont dans ce but développé un guide d’autodiagnostic pour que le citoyen puisse identifier les points faibles de son habitation et mettre en place des aménagements préventifs. Que ce soit pour empêcher l’eau d’entrer ou, lorsque ce n’est pas possible, pour limiter les dégâts. Le guide est disponible en ligne et en version papier auprès de votre administration communale.

Et même si vous n’êtes pas directement exposé aux inondations, vous pouvez agir. Car l’eau de pluie tombe chez tout le monde, et chacun peut contribuer à limiter les dégâts en aval.

Comment ? En infiltrant l’eau de pluie là où elle tombe, autour de sa maison et dans son jardin, via des revêtements perméables (herbe, graviers, pavés drainants…) et en la temporisant afin qu’elle s’écoule plus lentement (noues, mares, citernes de rétention…), en entretenant les systèmes d’écoulement des pluies (gouttières, caniveaux, drains…) …

L’idée est de respecter au maximum le trajet naturel de l’eau, afin de ne pas aggraver la situation chez les voisins. Certains aménagements doivent aussi être réfléchis et calibrés par des professionnels.

Un enjeu collectif

Cette réflexion d’analyse et d’aménagement face aux inondations est aussi importante à l’échelle d’un bassin versant dans son ensemble car toute modification des sols sur les plateaux a automatiquement une incidence sur les vallées.

Les différents acteurs du territoire wallon, SPW, Provinces, Communes… ont bien conscience du rôle à jouer dans les futurs aménagements urbains, ruraux et fluviaux afin d’agir au mieux selon la zone considérée : infiltrer et stocker l’eau en amont, puis diriger et affaiblir son cours jusqu’à finalement l’évacuer et protéger en aval. Différentes solutions sont ainsi mises en place afin de minimiser les risques au maximum : mesures urbanistiques, plantation de haies, reméandrations de cours d’eau, création de zones de rétention d’eau, de bassin d’orage…

Les possibilités sont nombreuses pour rendre notre milieu de vie résilient et considérer les cours d’eau comme des éléments vivants du territoire, pas seulement comme des agréments paysagers.

En cas d’alerte ou de crise, soyez prêts !

Pour en savoir plus :

• Inondation fluviale (ou de rivière) – Centre de Crise
• Inondation pluviale (eaux de ruissellement) – Centre de Crise
• Les risques climatiques en Wallonie
• La gestion des risques et des crises en Belgique (PDF)
• Be Alert : Brochure « Faire face aux crises » (PDF)